dimanche 7 décembre 2014

Restoration 500 LAVERDA



Alors que les 750 ou les premières 1000 Laverda (avant les Jota) n'avaient pas de nom de baptême, cette petite 500 en a reçu plusieurs, selon ses configurations ou ses marchés. Tout d'abord baptisée "Alpina", puis "Alpino" suite aux remontrances d'un célèbre constructeur Bavarois, elle fût aussi, selon les versions dénommée "Monty", "Zeta", "Formula", "Montjuic", "Barcelone", et même, crime de lèse-majesté : "SFC" ...


BREGANZE début 1977 :  

Les dernières 750 Laverda quittent l'usine afin de faire place nette à un nouveau twin quatre temps (le meilleur de son époque selon la presse spécialisée) : la 
500 Laverda Alpino, rapidement boostée  par sa version Racing; la 500 Formula.

Autant dire tout de suite que, en dépit de ses immenses qualités, cette machine, particulièrement légère (170 kg) ne correspondait pas à nos attentes lors de sa commercialisation. Habitué au viril 750 SF et à son moteur plein de caractère, cette frêle monture faisait beaucoup trop "japoniaiserie" pour notre goût. 

Et puis un cadre conventionnel simple berceau,  même si celui-ci est particulièrement efficace, c'est d'une folle... banalité esthétique, surtout pour une "petite qui a les dents longues", comme le proclamait cette pub d'époque !


Mais il faut bien reconnaître que cette machine, dans sa version "Racing", avait prouvé ses brillantes capacités en remportant de grandes courses d'endurance, comme les 24 H de Barcelone (1978 et 1979) ou même Daytona (1984), sans parler de la Coupe Laverda ! Et encore aujourd'hui où la machine du "Team LAVERDA Corse" est Championne d'Italie 2013.


Avec son moteur bicylindre DOHC 8 soupapes (première moto européenne high-tech de série), sa tenue de route sécurisante et son freinage très performant, elle devient de nos jours une machine incontournable pour... les jeunes femmes désirant s'initier à la moto de collection, mais aussi, avouons le, pour les anciens Laverdistes sur le retour ...



C'est pour cet ensemble de raisons, et pour changer un peu de nos irremplaçables "750issimes",  que nous avons choisi d'entamer avec cette 500 Laverda, une nouvelle restauration pour une jeune femme qui nous est particulièrement chère ...



Après avoir mis un certain temps pour trouver une "sortie de grange qui va bien", c'est à dire une série II, la plus complète possible, avec le moins de kilomètres possible, et surtout pas trop chère et pas trop loin ...





Enfin bref, pour résoudre la quadrature du cercle, il aura fallu attendre plusieurs années, mais en 2011, elle nous attendait dans un petit village de Mayenne, avec ses 14000 km au compteur, et nous avons même réussi à la remettre en route pour l'essayer, assez rare pour une épave !

Démontage en règle, chaque boulon étant répertorié et méthodiquement classé, car nous ne sommes pas encore très familiarisé avec cette petite Alpino, mais c'est comme cela que l'on apprend. Puis, trois années pour collecter des pièces neuves ou manquantes, dans le monde entier comme d'habitude,  parallèlement à une phase de préparation avant sablage, mise en peinture époxy, polissage, chromage..., enfin bon, la routine !

Naturellement lors du démontage d'une machine de 35 ans d'âge, il faut s'attendre à utiliser dégrippant et méthodes persuasives pour arriver à ses fins...












Mais il y a toujours des petits détails qui énervent, comme cette béquille centrale dont l'axe, soudé par la rouille depuis des années, n'a jamais voulu sortir, même après un long séjour dans le dégrippant !  Un problème de conception assez fréquent sur ces machines, auquel nous allons remédier de façon définitive.

Ces 500 Laverda étaient équipées d'origine d'un bras oscillant monté sur silent-blocs, (comme les premières 750, dix ans plus tôt) ! Système immédiatement extrait et remplacé par des bagues bronze et un graisseur ad'hoc.

Le cadre et tous ses accessoires sont de retour de la peinture

Contrairement aux 750 qui, grâce à leur cadre monopoutre, permettent de terminer une partie cycle avant d'installer le moteur, cette 500, comme les triples de la marque, impose de préparer le moteur préalablement.
Cette méthode de montage s'impose si l'on ne veut pas rayer une peinture neuve... et accessoirement se casser le dos si l'on travaille seul ! 

Nous allons donc procéder au remontage de ce petit 180°, après avoir vérifié le bon état de ses composants :





A suivre ...

3 commentaires:

  1. Bonjour à l'équipe.
    Serait-il possible de connaitre la suite de l'histoire car je suis moi-même en train de restaurer une 500 et donc très intéressé par votre aventure.
    Cordialement
    Bernard

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    1. Merci pour votre intérêt pour ce sujet, que nous partageons.
      Cette 500 est actuellement en stand by par manque de pièces.
      Nous travaillons pendant ce temps sur le projet du proto Lavergnac 750 SS, et la construction d'une 750 SFC Elettronica spéciale.
      N'hésitez pas à nous transmettre une photo de votre restauration pour ce blog.
      Bien cordialement
      Bertrand

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  2. Un modèle superbe, j'en ai une également et j'ai justement hésité à l'acheter et la restaurer mais bon...Bravo!

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